Le Mediator, c’est un Titanic qui a coulé

La guerre des chiffres: le nombre de morts varie selon l’observateur…

Combien le médicament a-t-il causé de morts? 3? 500? 2000?

“C’est comme si, lorsqu’un navire a fait naufrage, on ne comptabilisait que les corps retrouvés échoués sur le rivage et que l’on oubliait toutes les personnes qui ont disparu en mer et qui ne seront jamais retrouvées”

affirme Irène Frachon.

Titanic par christabelle12300.

Effectivement… quand au distilbène, je vous laisse calculer le nombre de paquebots…

Mediator : à lire
Le Distilbène DES, en savoir plus

Effets secondaires : le scandale français

Mediator, Dépakine, Vioxx, Requip…
Quand les médicaments nous empoisonnent

Résumé

image de Effets-secondaires-scandale
On ne peut plus mettre sous le tapis les risques liés aux médicaments! Ce livre lance un appel à assainir un système où autorités sanitaires et lobby pharmaceutique sont trop imbriqués.

Après le Médiator, les autorités sanitaires françaises avaient promis : “Plus jamais ça !”. Plus jamais de victimes par milliers, plus jamais de vies brisées.

Cette enquête inédite prouve que la promesse n’a pas été tenue : non seulement l’État n’a pas les moyens de défendre les patients face à la puissance économique des big-pharmas, mais on découvre également que des études scientifiques sont biaisées et des experts épinglés pour leurs conflits d’intérêt manifestes avec les laboratoires.

Conséquence : des hommes, des femmes, des enfants souffrent d’avoir été intoxiqués sans le savoir et luttent pour faire reconnaître leur pathologie par la justice. À l’image de la Dépakine, de nouveaux scandales menacent d’éclater (vous trouverez la liste des médicaments placés sous surveillance renforcée par l’Agence française du médicament – ansm – à la fin de cet ouvrage).

On ne peut pas laisser tomber les gueules cassées du médicament, Irène Frachon, qui avait révélé le scandale du Médiator est coauteure du livre

À travers les témoignages de victimes et l’enquête rigoureuse des auteurs auprès des grands laboratoires et des institutions chargées de surveiller les essais thérapeutiques, découvrez les dessous d’un système qui, s’il permet indiscutablement de sauver des millions de vies, condamne néanmoins à un calvaire quotidien plusieurs milliers de patients chaque année.

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On ne peut pas laisser tomber les gueules cassées du médicament

Irène Frachon, qui avait révélé le scandale du Médiator est coauteure de “Effets secondaires, le scandale français”

” Il ne s’agit pas de taper sur la pharmacovigilance, bien au contraire, il faut la développer, la promouvoir, en faire une filière universitaire attractive, qui forme des experts indépendants, la doter des moyens de faire des études pharmaco-épidémiologiques, éduquer le grand public.

Parallèlement à cela, il faut surtout prendre en charge les victimes du médicament : on ne peut pas les laisser patauger dans le fossé et se débattre comme on voit se débattre les victimes du Médiator®, de la Dépakine ou du Distilbène®, pots de terre contre pots de fer, dans des procédures épouvantables.

Il faut qu’on assume de parler des risques et il faut qu’on assume les risques lorsqu’ils se réalisent. Aujourd’hui, leur parcours est un vrai scandale : les grands labos confient ces affaires à quelques cabinets d’avocats bien rodés qui sont impitoyables. On ne peut pas tolérer que notre système de santé leur livre ainsi les gueules cassées du médicament pour qu’elles se fassent écraser et enterrer vivantes. C’est inacceptable !  “.

Lisez l’interview complet du Docteur Irène Frachon – On ne peut plus mettre sous le tapis les risques liés aux médicaments!, 07 avril 2016.

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Irène Frachon, Dominique Dupagne, et le Manifeste des 30

Mediator: des médecins dénoncent les liens d’intérêt avec Servier

Manifeste-des-30
30 médecins, philosophes et personnalités engagées, rappellent au laboratoire SERVIER et à la profession médicale leurs obligations légales et morales. Comme @DES_Journal (N°113), signez la pétition!

Le contenu de ce post est republié du site manifestedes30.com

Nous, signataires de ce manifeste, exhortons les professionnels de santé à reconsidérer leurs liens avec le groupe pharmaceutique SERVIER, laboratoire mis en examen pour des comportements d’une extrême gravité à l’origine de milliers de maladies cardiaques graves et de décès.

Début 2014, le procureur de Paris annonçait la fin de l’enquête pénale menée par les juges d’instruction du Pôle Santé de Paris depuis le retrait du Mediator fin 2009. L’enquête et notamment le rapport d’expertise pénal confirmaient le dramatique bilan humain ainsi que l’existence d’éléments graves justifiant des mises en examen de l’entreprise SERVIER pour « tromperie aggravée avec mise en danger de l’homme”, “escroquerie”, “homicides et blessures involontaires”, “trafic d’influence et prise illégale d’intérêts”.

Plutôt que de faire amende honorable, le laboratoire SERVIER poursuit depuis plusieurs années une guérilla judiciaire pour retarder à la fois le procès pénal et surtout l’indemnisation des victimes au civil. Trahissant ses engagements publics de réparation, il conteste sans relâche chaque étape du processus d’indemnisation jusqu’à contraindre récemment l’Etat (via l’Oniam*) à se substituer à lui et à indemniser des victimes avec des fonds publics !

Alors que l’état de santé de nombreuses victimes ne cesse de se dégrader, le laboratoire SERVIER pousse nombre d’entre elles au désespoir et à la conviction « qu’en fait, SERVIER attend leur mort ». Cette attitude est contraire à l’éthique scientifique et pharmaceutique.

Dans ces conditions, les signataires de ce manifeste déplorent que le laboratoire SERVIER reste un sponsor favorablement accueilli par une partie de la communauté médicale, certaines sociétés savantes et de nombreux leaders d’opinion médicaux.

Ils appellent solennellement les médecins, soignants et leurs instances représentatives à réévaluer la pertinence des liens les unissant au laboratoire Servier, et à vérifier si ces partenariats sont compatibles avec les principes fondamentaux de la déontologie médicale. ”

Comme @DES_Journal (113), SIGNEZ la pétition à l’initiative d’Irène Frachon et de Dominique Dupagne.

En savoir plus
  • Mediator: des médecins dénoncent les liens d’intérêt avec Servier,
    Le Figaro Santé, 26/08/2015.
  • Communique_de_presse_Indemnisations_Mediator,
    Le Groupe Servier, 27 août 2015.

Mediator 150 mg – Combien de morts?

Interview d’Irène Frachon 2010 (Mediator 150 mg, sous-titre censuré)

Rencontre avec Irène Frachon, qui a publié son récit Mediator 150 mg, sous-titre censuré, chez editions-dialogues, où elle raconte comment elle a fait interdire ce médicament à la vente en France. Réalisation : Ronan Loup.

En savoir plus

Les médicaments sont-ils parfois dangereux pour notre santé?

Emission “Le Monde en Face” du 10.02.2015

L’émission “Le Monde en Face” du 10.02.2015 avec M. Carrère d’Encausse, C. Rambaud, I. Frachon, B. Toussaint et P. Errard. Publié le 11 février 2015 par la Journée de l’Épilepsie.

Plus d’information
  • Après la diffusion du documentaire “Médicaments sous influence”, Marina Carrère d’Encausse ouvre le débat avec ses invités, Claude Rambaud, vice-présidente du CISS, un collectif regroupant 40 associations de patients, Bruno Toussaint, rédacteur en chef de la revue mensuelle “Prescrire”, Patrick Errard, président du LEEM, les entreprises du médicament et directeur général d’un laboratoire pharmaceutique, et le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, qui a notamment joué un rôle important dans l’affaire du “Mediator”..
  • Regardez cette liste de vidéos sur l’industrie pharmaceutique sur notre chaîne YouTube.

Médiator: Marisol Touraine annonce de nouvelles possibilités d’indemnisation

Pourquoi le “Mediator” fait-il l’objet d’un traitement spécial? demande Georges Alexandre Imbert, Président de l’Association Aide Aux Victimes Accidents de Médicaments, à Marisol Touraine, ministre de la Santé

Marisol Touraine, ministre de la Santé a proposé “une évolution législative permettant un réexamen de certaines demandes d’indemnisation des victimes du Médiator“. Le gouvernement a déposé un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2014 (actuellement en cours de débat au Sénat).

Marisol-Touraine
Pourquoi le “Mediator” fait-il l’objet d’un traitement spécial? demande Georges Alexandre Imbert, Président de l’Association Aide Aux Victimes Accidents de Médicaments, à Marisol Touraine, ministre de la Santé.

Communiqué de l’ Association Aide Aux Victimes Accidents de Médicaments

Notre Association se félicite de la décision de Madame Marisol Touraine Ministre de la Santé de faire réexaminer les dossiers “Mediator” des Laboratoires Servier ayant été rejetés.

Juste décision prise en raisons des avancées scientifiques! Toutefois, nous souhaitons que cette mesure soit accompagnée d’un barème plus favorable aux victimes leur permettant de recevoir une indemnisation décente, ce qui actuellement n’est pas le cas pour les dossiers acceptés.

Par ailleurs, notre Association Loi de 1901 qui représente et aide depuis 1992 toutes les victimes des accidents et des maladies liés aux médicaments ne comprend toujours pas pourquoi le “Mediator” fait l’objet d’un traitement spécial?

Pourquoi les autres victimes d’accidents sériels de médicaments défectueux retirés eux aussi du marché, comme : le DISTILBÈNE, le VIOXX, l’AGREAL, le STALTOR, le CHOLSTAT, l’ISOMERIDE, le ROACCUTANE, etc., sont elles abandonnées par la puissance publique? Pourquoi deux poids deux mesures contraire à la constitution?

La meilleure des réponses et celle qui serait conforme aux devises de la République serait que les CRCI ONIAM acceptent d’instruire tous les dossiers des victimes de ces catastrophes en ramenant le seuil de 24% à 5 % d’invalidité, en fixant la date de prescription à 10 ans (2008 – 2018).

Georges Alexandre Imbert, Président de l’AAA-VAM, Association loi de 1901, 10, rue de la Paix;, 75002 Paris, Tél: 01 41 10 87 00

Sources et plus d’informations
  • Médiator® : Mme Touraine annonce in extremis de nouvelles possibilités d’indemnisation, jean-yves nau, 12 Décembre 2014.
  • Mediator. Des dossiers d’indemnisation rejetés vont être réexaminés, Ouest France, 12 Décembre 2014.
  • MEDIATOR COMMUNIQUÉ, Le blog de AAAVAM, 13.12.2014.

Les industriels ont-ils trop de place à l’intérieur de l’agence du médicament

Dominique Maraninchi: ” Un nouveau Mediator ne doit plus être possible – L’ ANSM est convertie à la transparence “

Le Figaro Santé logo
L’association “Accidents et maladies liés aux risques des Médicaments” n’a constaté aucune réforme sérieuse de l’ANSM.

Dominique Maraninchi, démissionnaire de ses fonctions de Directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est interviewé par Damien Mascret du Figaro et réponds aux questions suivantes:

  • Dans quelques semaines va s’ouvrir le procès du Mediator. Comment l’Agence du médicament va-t-elle le vivre?
  • Vous reconnaissez la part de responsabilité de l’Agence dans le scandale du Mediator?
  • Comment être sûr qu’un nouveau scandale de ce type n’est plus possible?
  • Qu’est-ce qui a changé depuis cette loi?
  • L’Agence du médicament est-elle convertie à la transparence?

Lisez “Un nouveau Mediator ne doit plus être possibleLe Figaro actualite/2014/07/04/22566 ainsi que l’entiereté du commentaire de Georges Alexandre Imbert…

Médiator Servier – un Scandale Sanitaire Français en Vingt Dates

La pneumologue brestoise Irène Frachon, à l’origine de la révélation du scandale du Mediator, a souligné que malgré la disparition mercredi de Jacques Servier, “la justice ne s’arrête, et les victimes doivent le savoir”

Récapitulatif

logo de servier
Servier est le premier groupe pharmaceutique indépendant français.
  • 1976: début de la commercialisation du Médiator.
  • Années 1990: premières alertes mais le Médiator reste en vente.
  • 2001: le groupe Servier s’engage à réaliser des études.
  • 2005: retraits du médicament en Europe.
  • 2009: le combat d’Irène Frachon entraîne l’interdiction de commercialisation du Médiator par l’Afssaps.
  • 15 novembre 2010:
    premier bilan de l’Afssaps – on parle de 500 morts.
  • 18 novembre 2010: premières plaintes au pénal.
  • Janvier 2011: (seulement) “trois morts” à cause du Mediator, selon Jacques Servier.
  • 15 janvier 2011:
    le rapport de l’IGAS n’épargne pas le groupe Servier.
  • Janvier 2011: le procès démarre.
  • 7 février 2011: premières perquisitions chez Servier.
  • Eté 2011: mise en place d’un fonds d’indemnisation pour les victimes.
  • 21 septembre 2011: Jacques Servier est mis en examen.
  • Février 2012: l’Afssaps perquisitionnée.
  • 14 mai 2012: le procès est reporté.
  • 22 août 2012: la Cour de cassation rejette la QPC.
  • 11 décembre 2012: Jacques Servier de nouveau mis en examen.
  • Mai 2013:
    faillite du système anti-conflits d’intêrets mise à jour par les juges.
  • 16 avril 2014: décès de Jacques Servier.
  • 17 avril 2014: le processus de la justice continue.

Plus d’informations

  • Médiator, Mort de Javques ServierOlivero, Générique de faim, 17.04.2014.
  • Mort de Servier : “La justice ne s’arrête pas”, selon Irène Frachon, Le Monde, 4402690_1651302, 17.04.2014.
  • Jacques Servier, fondateur du groupe pharmaceutique Servier, est mort, Le Monde, 4402672_3382, 16.04.2014.
  • Les juges qui enquêtent sur le Mediator ont mis au jour la faillite du système anti-conflits d’intêrets
    Le Monde, 3380833_1651302, 20.05.2013.
  • Comprendre l’affaire du Mediator en seize dates, Le Monde, diaporama interactif, 14.05.12.
  • Mediator : un scandale français
    Le Monde, 1466059_3224, 02.02.2011.
  • Mediator, la nouvelle affaire d’Etat qui embarrasse Sarkozy
    Marianne, sarkofrance, 25.12.2010.
  • Distilbène & Médiator, deux époques, deux scandales
    video avec le Dr Irène Frachon, 20.06.2011.

La face cachée des médicaments

La dérive du système de santé français

La face cachée des médicaments, par @nicole_delepine sur Flickr
La dérive du système de santé français, orienté par les lobbies pharmaceutiques.

Les scandales successifs du Distilbène, du Vioxx ou du Mediator, retirés très tardivement du marché, ne sont pas arrivés par hasard. La «chaîne du médicament» de la recherche pré- clinique aux essais thérapeutiques en passant par l’autorisation de mise sur le marché (AMM), la fixation des prix, le taux de remboursement et la surveillance post-AMM souffre d’innombrables dysfonctionnements.
Désormais les firmes pharmaceutiques contrôlent presque tout, et la pression populaire, instrumentalisée par la propagande publicitaire, a conduit à une accélération du processus de commercialisation. Le médicament est devenu une marchandise qui obéit essentiellement à l’économie de marché.

Nicole Delépine dresse ici un tableau sans complaisance de la dérive du système de santé français, orienté par les lobbies pharmaceutiques. Elle tente de sensibiliser les patients aux dangers des médicaments et d’alarmer médias et politiques sur leur passivité.
Une analyse argumentée et courageuse qui propose des solutions pour sortir de ce cercle infernal et imposer une véritable démocratie sanitaire.

Nicole Delépine est responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches. Fille de l’un des fondateurs de la Sécurité Sociale et thérapeute engagée, elle a récemment publié La face cachée des médicaments et Le cancer, un fléau qui rapporte. Les commentaires en ligne et les articles par Nicole Delépine.

Sur Flickr®

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